jeudi 8 août 2019

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vendredi 2 août 2019

Le jour où ils ont décidé de saigner le Congo ...

Je suis à l'Université de Kinshasa le 2 août 1998. La vie estudiantine est rythmée par les informations que nous livre RFI, sur la situation tendue que connaît le pays, depuis que, précédemment, le président Laurent Désiré Kabila a décidé de mettre un terme à la coopération militaire entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Et depuis le départ forcé des contingents rwandais de l'armée patriotique rwandaise, il se fait que les congolais d'origine rwandaise se sentent mal à l'aise. Certains ont même préféré partir avec les troupes rwandaises. 

Le 2 août, dans la nuit, Kinshasa sombre dans un déluge de 🔥. Une tentative de putsch échoue, elle est menée par les militaires congolais d'origine rwandaise. Au même moment, à l'Est, nous apprenons qu'une rébellion a pris corps, avec une majorité de congolais d'origine rwandaise, avec l'appui de Kigali. 

Cette rébellion, forte de l'appui du Rwanda, va se permettre une opération commando digne d'un film de Sylvester Stallone, en détournant un avion de ligne depuis le Kivu, à l'Est du Congo jusqu'à l'Ouest, où elle va s'emparer de la base militaire de Kitona, qui a été un camp de concentration pour les ex-militaires du régime déchu de Mobutu.

Sous la dynamique de l'actuel ministre rwandais de la défense, James Kabarebe, alors assimilé congolais, cette rébellion ne s'en prendra pas seulement aux objectifs militaires, mais aux objectifs civils aussi, dont le barrage hydroélectrique d'Inga, alimentant plus de la moitié de la ville de Kinshasa en électricité, qui sert aussi à la déserte en eau potable. Elle privera donc les dix millions habitants de Kinshasa d'eau et d'électricité pendant des semaines.

Étudiant à l'Université de Kinshasa, nous avons connu les affres de cette privation de courant électrique et d'eau. Le pays n'étant pas doté d'une armée sûre, nous ne pensions plus qu'à survivre et défendre la patrie, s'il en faut. D'ailleurs, les officiels de la République ne s'affichaient plus qu'en tenue militaire pour nous signifier la gravité de l'heure. Le président Laurent Désiré Kabila lança à cette époque son fameux slogan : "La guerre sera longue et populaire"

Puis il eut la bataille de Kinshasa. l'Université de Kinshasa où nous étions logés put neutraliser une cinquantaine de rebelles, qui purent arriver de ses alentours avec la ferveur populaire de l'élan patriotique que portaient les étudiants. Les interventions des armées angolaises et Zimbabwéennes mirent fin à l'Ouest à l'aventure de cette triste rébellion baptisée"Rassemblement congolais pour la démocratie"

À partir de cette défaite, ladite rébellion ne restera active qu'à l'Est, avec un lot impressionnant de massacres de civils dont les plus célèbres furent Makobola, Mwenga, Kasika etc... Surtout le viol des femmes Congolaises de tous les âges. Sans distinction d'âge. De tous ces crimes, personne n'a été puni. Tant bien même qu'il est possible de refaire la traçabilité des responsabilités de chacun des acteurs ayant joué un rôle dans la tragédie qui sévit actuellement au Congo depuis plus de vingt ans. On continue à tuer à l'Est du Congo en toute impunité malgré un important dispositif des Nations-Unies, dont l'opération de maintien de la paix est la plus importante de l'histoire de cette institution.

Cette rébellion lança le début de ce que nous appelons : Le génocide congolais. Jusqu'à ce jour on parle de plus de six millions de morts. Et personne pour répondre de ces crimes abominables. Commis dans l'indifférence totale, comme si les congolais ne font pas partie de l'espèce humaine. Des femmes et des hommes dont la mort, dans ces conditions, ne mérite pas une indignation générale du monde bien-pensant. Celui qui distribue les échelles d'indignation à travers le monde.


jeudi 13 juin 2019

Brisons la médiocrité ...

Le pays est dans la merde, son pouls ne semble tenir qu'à un fil, les bases encore solides qui tiennent son ossature moribonde s'affaiblissent; l'urgence est plus que patente, mais les hommes politiques affichent une insensibilité notoire derrière leurs querelles intestines de pouvoir. Le pays saigne, et meurt dans une lente agonie, et le peuple crève dans une misère insoluble que le temps ne fait que consolider rendant la vie plus qu'incertaine. 

Les ectoplasmes raidissent dans l'aigreur que leur dessinent l'irresponsabilité et l'irrationalités des choix politiques de ses dirigeants dépravés pour qui ne comptent que leurs privilèges tissés depuis que les fonctions publiques ont été consacrées comme le subterfuge par excellence pour s’enivrer dans une bourgeoisie étriquée, secrétant comme une jurisprudence de chapardage qui s'incruste dans les esprits comme une valeur substantielle que la conscience ne condamne plus. 

Le pays croule dans une complicité bien huilée, derrière des feintes d'une opposition où s'embobinent les esprits qui s'obstinent à croire à un changement, quand bien même que la concussion et la corruption non pas seulement mûrissent, mais balayent le moindre soupçon de moralité comme une vertu innée que porte toute âme humaine. Comme si le pays porte un sortilège depuis que le monde fut, comme si la providence lui a signé un décret indécrottable qui scelle cette prédestination dantesque de notre destin.

Brisons la malédiction de la médiocrité !


mardi 15 janvier 2019

Le jeu pernicieux de l'Occident dans la garderie politique de ses enfants congolais...

La colonie dont ils ne se départissent jamais. Un pays sous emprise. Un territoire sous la botte de la tyrannie interne et externe. Un pays flouté par des amitiés fantoches de ceux qui se prétendent vouloir son bien.
Un pays au bord de la dislocation, pas par hasard, mais par préméditation. Un pays aux politiciens qui n'ont aucune vision si ce n'est celle du pouvoir pour le pouvoir, d’où qu'il vienne. Un pays où la traîtrise est une vertu, où la dignité est occultée des mémoires par l’appât des gains personnels.
Un pays qui sombre dans la violence et l'amnésie oubliant ceux qui orchestrent ces scénarios par personnes interposées que nous appelons les chiens de la politique de chez nous, des marionnettes à la merci de différents protagonistes africains et occidentaux qui veulent placer leurs pions dans l'échiquier national alors que personne ne parle de millions de morts dont nous souffrons depuis 1996, pour lesquels aucune perspective de justice n'a été envisagée jusqu'au aujourd'hui.
Un pays où la conscience insurrectionnelle contre le vrai mal est placée sous sédatif, oubliant de puiser encore et toujours dans l'histoire pour voir la taille de cette supercherie qui nous coûte des vies et de l'énergie.
Un pays où la tribu vrille toute lucidité et ne permet pas de prendre de la hauteur pour voir à la fois la vaste blague de la communauté internationale qui nous oppose jusqu'à nous entre-tuer et tout le traquenard qui donne de l'opportunité à un diablotin de sortir de la bergerie, vêtu d'une cape avec un regard d'ange et tout le monde va le psalmodier. Un pays coincé entre la cécité de l'histoire, la soif de liberté et la bêtise de l'intelligence.
Un pays où le pouvoir n'est que vide de la pensée, sans construction de l'homme intérieur, édifiant qu'une fatuité du service public, pour qu'il en émerge qu'une vacuité absolue dans l'agir de l'homme.

dimanche 12 août 2018

Kabila Joseph ou l'art de faire d'un géant un biscuit

La peur du vide institutionnel qu'incarnait Laurent-Désiré Kabila après son assassinat, a amené Eddy Kapend, aide de camp de ce dernier, qui avait en son temps intimé l'ordre à toutes les forces de la République malgré son grade de colonel, à le combler par un pseudo-mécanisme juridique pour asseoir, non une continuité par le droit mais par le sang. Une forme d'hérédité républicaine proche d'une succession monarchique. C'est ainsi que Joseph Kabila se voit propulser au sommet de l'état congolais. Les institutions du pays siégeant à Kinshasa, les habitants de la capitale se posèrent plusieurs questions sur le nouveau chef que leur improvise une certaine garde de collaborateurs immédiats du défunt président. Kabila Joseph reçoit la bénédiction de l'Occident parce qu'il va se plier à toutes les exigences de Brettons-Woods. Le pays sera transformé en un vaste chantier d'investissements avec le code minier de 2002 écrit garce au soutien de la banque Mondiale. De ce vaste chantier naîtra d’inouïes possibilités de corruption et les autorités ne vont pas s'en priver, à commencer par la présidence de la République elle-même. Une succession de contrats léonins sera signée avec les entreprises chinoises et avec quelques entreprises occidentales dans le total déni de lois permettant une certaine transparence de la transaction opérée, soi-disant, pour faire le bonheur du peuple. Kabila Joseph, petit à petit, a installé un désordre organisé dans une structure chaotique que certains osent encore, par audace et par illusion de bien faire, d'appeler "République Démocratique du Congo" alors que nous sommes dans une délitescence complète des structures fondamentales qui font qu'un état existe. Le pays a été transformé en pandémonium de la corruption et du racket où ne subsistent que des esprits pleins de fourberie et de flibusterie dans une paranoïa de bien vivre. Surtout de se faire contempler dans leurs bonnes vies par le reste de la population plongé dans la misère la plus exécrable.

Avec les accords de paix signés en 2003 pour mettre fin à la guerre datant de 1998, la république s'est transformé en marigot. Tous les crocodiles rêvant de viande après avoir ouvert grandement leurs gueules vides le long de ses rivages, ont été servis. Des gens dont la seule logique était le verbe démocratique ont été placés dans les structures de l'état, mais ce qui est curieux, aucune solution n'a été trouvée aux problèmes fondamentaux qui rongent le pays, à savoir la pauvreté et l'insécurité. Toutes les plateformes gérant ont brillé dans des dépassements budgétaires inédits. Les membres de cabinets politiques se sont embourgeoisés au nom de la récompense qui leur a été offerte par la participation aux institutions d'une république qu'ils devaient reconstruire.

Si la guerre a pris fin ; au Kivu, elle est restée présente. Malgré la salve de bonnes intentions sur la restructuration de l'armée. Au Kivu, la guerre se concentre autour des carrés miniers. Le coltan en constitue le nœud. Des groupuscules armés pullulent dans la région avec comme leitmotiv la lutte contre la dictature du président Kabila. Des armes leur sont fournis par le biais d'une certaine complicité de la hiérarchie de l'armée congolaise avec laquelle ils coopèrent dans l'exploitation des minerais qu'ils évacuent par le biais du Rwanda où sont installés la majorité de grands comptoirs d'achat de ce minerai et de la société canadienne AB Minerals(1) qui le traite. Le cafouillis insécuritaire à l'Est du Congo est aussi une affaire d'anciens compagnons d'une révolution ratée, qui se complaisent dans une course effrénée d'accumulation de richesses au nom de la prépotence de leurs canons; et souvent les rivalités, entre eux, les poussent à des massacres sur la population civile pour se discréditer, se jeter de l'opprobre afin que la communauté internationale, ce cynique arbitre, distribue les cartes d'exclusion aux monstres désignés.

Avec l'annonce de la non-représentation de Joseph Kabila à la présidence, en ouvrant la voie, non pas à l'alternance, mais à plus d'opacification de son pouvoir, le pays va sombrer dans le monde parallèle avec un cabinet occulte hyper-puissant qui va être un instrument pas de moindre de contrepoids par rapport aux institutions fantoches qui sortiront des élections biaisées, si l'opposition ne prend pas des mesures concrètes pour démontrer la triche en masse qui va se perpétrer. Déjà, cette communauté internationale se permet un langage flou en félicitant Kabila de ne pas s’être présenté alors que l'homme a été de tous ses mandats une vraie catastrophe en termes de corruption, de concussion et de meurtres de masses, surtout dans le Kasai.

samedi 11 août 2018

Kabila, le roublard devant une opposition immature

Le dauphin en train de battre les nageoires aux côtés des orques. C'est déjà l'amorce de ce qui va arriver, c'est l'épine que nombreux auront du mal à avaler. L'image est symbolique et axiomatique pour qui connait la philosophie des élections dans des pays sous dépendance comme les nôtres. C'est qui se passe dans le Front commun pour le Congo prouve tout aussi le respect et la cohérence de leurs idées de pillage des ressources publiques pour le bien-être de chacun et de sa famille, mais aussi toute la subtilité dont a fait preuve l'autorité morale de cette plateforme pour se faire respecter par tous, dans une logique de "Sans toi, vénéré Maître, nous ne serons rien, alors un pour tous, tous pour un"; sur ces images, le dauphin est à l'école, timide et débonnaire comme un élève de la maternelle à qui l’institutrice enseigne encore les notes fondamentales de la musique et les premières lettres de l'alphabet en attendant que son cerveau mûrisse avec le temps et les matières assimilées. La majorité au pouvoir bien qu'elle peut paraître soudée, elle sait taire ses divisions, et le choix de Shadary n'est pas anodin, il est géostratégique et géopolitique, en ce sens que le vote étant tribal chez nous, l'homme peut engranger une certaine sympathie auprès des populations de l'ancienne province du Kivu dans laquelle se trouvent le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Maniema. D'autant plus que les grands leaders de ces différentes provinces et d'ailleurs sont inclus dans cette grande coalition dont les objectifs réels sont connus de tous : l'enrichissement personnel et de ceux qui me sont proches en politique comme en tribalité.
L'opposition quant à elle, à part des diatribes contre un Kabila, devenu obsolète, peine à sortir un verbe convaincant et commun. Elle ne semble pas prendre la mesure du rôle historique qui est le sien dans le vœu maintes fois manifesté par le peuple jusqu'au prix de son sang. Elle n'arrive pas à faire le contrepoids par un discours fédérateur de forces du changement, elle se fourvoie par personnes interposées dans des attaques stupides et des querelles intestines de bas étage, surtout sur le net avec des pseudo-représentants de partis aux analyses foireuses pendant que la réalité, toujours perçue par le net, nous montre ses leaders tentant de s'allier pour faire front commun devant la menace de cette perpétuité inique d'une classe politique qui a lamentablement échoué.
Ces photos sont là pour montrer aux aficionados qui ont insulté tout le monde parce qu'ils pensent avoir le monopole de la contestation que la vraie menace à laquelle demain il faudrait faire face pourrait être, non plus Kabila, mais sa peluche interposée en la personne de Shadary, qu'il ne faut en aucun cas sous-estimé, d'autant plus que toute la machinerie visible et occulte pour le voir triompher est bien assise et bien rodée. L'unité malgré vos 100.000 dollars est une nécessité, si pas une question de vie pour nos enfants dans la plus sombre des misères dans les mines du Kivu, Kasai et du Katanga ou dans les forêts de l’Équateur, ou encore dans les camps des réfugiés dans les pays voisins. Que l'Opposition fasse preuve de maturité, c'est que le peuple attend d'elle.
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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa et son homologue congolais Joseph Kabila, Kinshasa, RDC, le 9 août 2018.

mardi 3 juillet 2018

La coalition maudite

Une abomination contre tous les maux auxquels ils ont astreint le pays. De la flibusterie et de la fumisterie de mauvais goût dont ils tirent le miel comme du ciel tombe des trombes d'eau lors d'une averse tropicale. De la fourberie à tout bout de champ pour des langues perverses infectées dans un mensonge capable de duper même leurs propres consciences. Ils se disent hommes politiques, goinfrés dans leur mine de bourgeois sans vertus si ce n'est celle, comme un secret de polichinelle, où nous savons tous que c'est grâce leur kleptomanie institutionnelle qu'ils ont une vie dispendieuse alors le pays s'empiffre de misère, que leur gouvernance ne fabrique que des misérables d'esprit et de corps. La potence leur serait d'un grand bien, pour consoler le peuple de la gangrène qu'ils furent. Car ils ont fait de la politique, comme bien d'autres avant eux, une calamité pour dynamiter la vie, pas la leur mais celle de leurs compatriotes.