dimanche 14 novembre 2021

La nuit

 C'est dans la solitude d'après minuit que l'on voit avant le monde combien est belle la lumière du jour qui point, arrivant sur la pointe des pieds pour évincer l'obscurité. 

C'est dans cette solitude que je conçois l'avenir et surtout je m'arme de persévérance et d'intelligence pour faire face aux défis que m'impose la vie afin d'atteindre le summum de mes objectifs. 


C'est dans la solitude d'après minuit, immergé dans son silence lugubre que je pioche dans mon corps, dans ma tête et dans cerveau pour cueillir l'étincelle qui éclaire chacun de mes pas.  


C'est dans le noir absolu que la lumière prend toute son importance, qu'on comprend la nécessité de lui opposer quelques faisceaux lumineux pour lui révéler son impuissance à ensevelir complètement tout ce qui existe en prétendant palper pleinement les bénéfices de la vie. Puisque, après, nul ne sait vraiment ce qu'il en advient.

jeudi 16 septembre 2021

Résumé du livre "L'incandescence de la lettre en poésie" d'Alain Tito Mabiala par Jean-Paul Ilopi

 Ma recension " L’incandescence de la lettre en poésie ",  recueil d’Alain Tito Mabiala, faite lors de la présentation de cet ouvrage au Centre Culturel Miezi à Kinshasa le 10 septembre 2021.

 

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs,

Distingués invités, à vos multiples titres et à vos qualités diverses,

Très chères littérateurs, et très chères littératrices,

Bienaimé(es) amis et  amies de la littérature,


Encore une fois, me voilà commis à la tache de donner un avis de critique sur un ouvrage édité par les éditions Mikanda, qui ont avec beaucoup de panache fait leur rentrée littéraire, à travers les vernissages des œuvres de littérature qu’elles ont mises depuis un bon bout de temps à la disposition des amateurs des belles-lettres, dans une fréquence inouïe, inhabituelle depuis l’avènement des éditions du Mont Noir, vers le début des années 70. 


" L’incandescence de la lettre en poésie ", que j’ai eu l’honneur d’analyser, tel est le titre du nouvel opus poétique d'Alain Tito Mabiala, ce  littérateur et journaliste congolais avéré, qui vit actuellement en Suisse, à Fribourg, si je ne me trompe, après avoir séjourné pendant assez longtemps à Lausanne.  


A mon humble avis, cet écrivain congolais que nombre d’internautes connaissent sous son pseudonyme de plume de « Lisala Pepele ya Bomoto », s’impose de plus en plus dans le monde littéraire d’ici et d’ailleurs, grâce à sa capacité créatrice des œuvres de très bonne facture, qui surfent entre la poésie et la prose, avec une dextérité de funambule. 


Il est tellement fécond, d’aucuns disent prolifique, mais absolument innovant, notre Alain Tito Mabiala national, que les lecteurs non avisés n’arrivent quelquefois pas à faire le vrai distinguo entre le genre narratif et celui poétique qu’il use d’une manière si abondante dans ses prestations écrites, tellement sa prose est truffée d’ingrédients poétiques, et sa poésie s’annonce avec une fulgurance prosaïque. Mais au finish, c’est la littérature qui sort vainqueresse de cette géniale remise à jour de l’écriture congolaise, une mise à jour que j’aime souvent qualifier de régénérescence. 


Dans son recueil de poèmes ci-haut titré, recueil de poème dont j’ai eu le parfait bonheur de préfacer, lequel a d’ailleurs reçu le prix des lecteurs des éditions Mikanda, cette maison d’édition gérée par le jeune prodigieux poète Youssef Brahn, qui a permis au grand public d’entrer en possession de ces admirables écrits, ce virtuose de l’écriture impose d’emblée à ses lecteurs une célébration cérébrale de ses stances surréalistes, qui ressemblent un tantinet aux voltiges de l’écriture automatique, chère aux disciples, ou aux condisciples, d’André Breton. 


Est-ce pour lui un moyen magnétisant, ragaillardissant, pour aboutir à l’incrustation, ou à la scrutation, de ses avis judicieux, mais souvent teintés de sarcasmes, avec un penchant vers le tumulte, pour ne pas dire vers la révolte, afin de mettre un terme aux diverses iniquités que vivent les peuples d’Afrique, dans leurs propres pays, comme dans ceux de leurs asiles ? Est-ce que ce poète cherche à ainsi camoufler ses lubies pour créer des lobbies à travers ses hobbies littéraires ?


Aux précédents questionnements, on est vraiment tenté de répondre par l’affirmatif. Puisque dès l’entrée de jeu, l’auteur de cet opus poétique le susurre à travers cette citation de Charles Baudelaire qui dit : " Quel est celui de nos jours qui n'a pas, dans ses jours d'ambition, rêvé le miracle de la prose poétique, musicale, sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience ?" 


En tout cas, après s’être adoubé de cette conviction énergisante, ce poète iconoclaste va abreuver ses lecteurs d’une poésie délirante, qui met en évidence la magie de la poétique en prose, en vue d’exorciser ou d’encenser son milieu ambiant, à travers des choses qui l’éblouissent, ou qui le frustrent, pourquoi pas, pour vitupérer ou dénoncer avec ses mots éthérés, les maux qui proviendraient de la déliquescence axiologique de nos sociétés modernes malades, minées par un égocentrisme outré, tirant sa source de la concupiscence, guindées par le mépris d’autrui, la réification des faibles, l’exploitation de l’homme par l’homme, la paupérisation de la majorité par une minorité trop gloutonne. 


Quand vous lisez son recueil de poèmes ici mis en exergue, comme j’ai déjà eu à le souligner dans ma préface, vous noterez avec un grand enthousiasme qu’Alain Tito Mabiala a usé d’une réelle liberté de ton pour façonner des phrases qui ont profité de la théurgie de la poésie, en vue de redresser les torts, ou de louanger les vertus du sort. En effet, des poèmes comme « Au calme de chez moi, je médite », « Mûrir dans la sainteté de la poésie », « Lausanne nous en veut », « Des ombres faméliques », « La mort injuste qui nous ceint », « La république bananière de mon pays », « L'empreinte d'un texte », ou « Le vœu de se confesser sur ma langue », en sont-là de vraies illustrations lyriques.

 

Lorsqu’on aborde alors des pièces poétiques comme « Le charme du crépuscule », en bifurquant vers cet « Infiniment petit qui nous tient en joue », pour déboucher sur « Le confinement », où le scribe met en exergue « La solitude du confinement en poésie », avec « Le corona virus qui nous impose son silence »,  « d'Un matin sous le règne du Kaiser Corona Virus » à « Un matin seul », le rhapsode entraîne son lecteur vers « Chaque jour nous conduit vers l'inéluctable fin », où l’humanité en péril  dévoile de plus en plus la vulnérabilité de notre être, avec le poème « L’obsession de la raison dans la folie de la déraison ». 


Dans le poème titré « Les femmes précieuses que sont nos mères », précieuses pour leurs attentions, pour leurs abnégations et pour leurs amours non amers, le poète a fait un grand câlin à nos procréatrices, une véritable ovation à nos génitrices, non comme Œdipe vis-à-vis de sa maman, mais comme un vrai matrilinéaire Kongo, conscient du rôle important de l’utérus dans la reproduction du genre humain. 


Le voilà conduire aussitôt son lectorat dans « Le rêve avant tout », où il extasie la contemplation intérieure de l'existence, qui amène à la plénitude créative. Lorsqu’il a décrété « Le sourire comme expression de la bonté du cœur », au fur et à mesure qu’on avance dans le déchiffrage du recueil ahurissant d’Alain Tito Mabiala, on découvre enfin cette pugnacité poétique, qui se veut forcément cognitive, même si le poème « Rire pour se désintoxiquer du mal que vous infligent les hommes » vient donner un atour thérapeutique pouvant  délivrer les humains de leurs inconstances, avec « L’humilité et l’écriture pour dompter les vicissitudes de la vie ». 


Pour alias Lisala Pepele ya bomoto, dans « le legs à ma fille », par exemple, il pense que son héritage ne sera constitué que des mots, mais pas n’importe quels mots, mais plutôt ceux qui font l'éloge de la piété et de l'humilité. « Ce que dit le regard d’un vieux », «  La fragilité dans l’ennui », « L’incertitude de comprendre de quoi est fait le monde », « Prière d’aimer la vie et le monde », « La transe des mots s’avère absente et capricieuse », « Un homme seul et accablé », « Poésie aux premières heures du jour avant que le soleil ne pose sa prose lumineuse sur le monde », « L’année des hier s’en va et la nouvelle pleine des demains arrive », « Un matin plein de philosophie », « Le cœur et le corps au centre de tout poème », « Chaque nuit est une énigme pour qui sait lire entre les lignes » sont là l’expression d’une poétique novatrice. 


En fait, c'est le poème titré « L'essence de tout écrit » qui donne le sens de sa poétique féérique, laquelle tire son substrat de celui titré des « Entrailles du monde qui m'aspirent depuis mon canapé ». C'est donc «  La laideur des âmes  qui pollue la simplicité et la clarté du monde », ainsi que « La poésie m’habite et m’a choisi » qui donnent le relais à celui titré « Le pouvoir des mots conférés au poète », qui le modèle, pendant que celui-ci observe le ciel pour que « Les bielles fonctionnent lorsque le soleil dessine l'ombre du poète sur le quai », afin de se prémunir de la laideur qui obstrue la simplicité et la clarté du monde, où « Le mal peut aussi se revêtir de la splendeur d’un sourire angélique pour masquer sa laideur ».


En conséquence, cette poésie qui l'habite, et qui l'a choisi depuis le ventre de sa mère (Monique), devient alors « Un moment de résilience ». Mais comme Dieu l'a voulu poète, avec « L'odeur et la couleur de mes nuits », cela rend ses nuits insomniaques, puisqu’à chaque instant de la nuit, il reste éveillé par l’envie de se mettre à la disposition de son inspiration multiforme. Toutefois, des « Jours orphelins de poésie », comme il l’écrit si bien, où rien ne s'affiche sur l'écran de la créativité, existent aussi pour lui. Cependant, comme ce complot ne triomphera pas sur sa vivacité productrice, on trouve alors toute la quintessence de sa démarche poétique dans le poème titré « Plaidoyer en poésie ».

                                                                                                                            A l'instar de Papa Wemba, dans son apologie de l'élégance (la Sape) et du courage, Alain Tito Mabiala pense qu'on peut être pauvre en biens de ce monde, mais bien riche en biens de l’esprit, car « sous le soleil n’est pauvre que celui qui veut ». Ainsi, à la suite des poèmes titrés « Le soleil dessine mon ombre sur le quai », « La pluie, de l’herbe, le quai »  « la Poésie d'un été solitaire et tristounet », « Les bruits du dehors », « Joint », « avant que le jour n’arrive, le poète veille », « C'est la vie »,  « Le café et la belle blonde d'orbe », sans omettre « Le poète s’expulse du vide pour se remplir des poèmes », et tant d’autres,  vient alors l'aveu de cet auteur atypique, qui va finalement fixer ses lecteurs sur sa boulimie littéraire dans « Écrire est une thérapie ». 

                                                                                                                                 En tout cas, avec « L'incandescence de la lettre en poésie », Alain Tito Mabiala a dévoilé son ancrage poétique avec un surréalisme newlook, qui mérite de faire des épigones, pourquoi pas des émules. C’est là où, sans peur d’être contredit, je puis me permettre d’affirmer, pourquoi pas de confirmer, et c’est aussi l’avis des lecteurs des éditions Mikanda éparpillés à travers le monde, qui lui ont décerné leur prix, que dans la littérature africaine de la diaspora, voire de l'intérieur du continent noir, il n'y a pas beaucoup de poètes qui font un décryptage de la poésie avec autant de perspicacité, avec autant de sagacité, bref, avec autant de luminosité, qu'Alain Tito Mabiala. 

                                                                                                                     Lorsqu’on lit l’opuscule poétique qui va d’ici-là être amené aux fonts baptismaux à Paris, semble-t-il, on décèle illico presto cette extase vibratoire qui vous met en transe durant tout son déchiffrement. En effet, dans son recueil en prose poétique paru aux éditions Mikanda à Kinshasa, en RDC, dont je vous recommande fermement la lecture, on découvre en fait comment ce grand artiste joue avec le langage et la sonorité des mots, et comment il a travaillé le rythme de ses phrases méticuleuses, en vue de produire de vrais ravissements chez ceux qui le lisent. 

                                                                                                                            Il ne me reste alors plus qu’à féliciter Alain Tito Mabiala, ce grand manipulateur des mots, pour son exquis et admirable ouvrage, de remercier son éditeur, pour nous avoir enfin donné l’occasion de découvrir une poésie qui ne court pas les rues, et de remercier d’avance l’auditoire, pour sa sympathique attention, et surtout, pour ses frénétiques applaudissements. 

                                                                                                                  Jean-Paul Brigode ILOPI Bokanga,

Poète, Écrivain, Journaliste et animateur culturel.

vendredi 5 février 2021

L’association « Le Sextant », un gouffre de malhonnêteté dans la morale socio-humanitaire dans le canton de Vaud


 

Chaque année, le canton de Vaud finance une série de mesures dites d’insertion sociale pour permettre à certaines personnes de pouvoir réintégrer la vie sociale et ses contingences, après qu’ils ont subi des revers du destin. Parmi ces mesures, il y a « Cap Horizon », dépendant de l’association « Le Sextant ».

Sournoise dévalorisation du personnel

En 2016, après avoir échappé à l’accord de Dublin, grâce au collectif R, j’ai repris ma procédure d’asile. Je suis sous la tutelle de l’Établissement Vaudois d’Accueil des Migrants (EVAM), où je travaille dans la cellule de presse qu’entretiennent les immigrés, sous la supervision de quelques fonctionnaires. J’y reste quelques mois avant d’être sollicité par la mesure d’insertion sociale « Cap Horizon » de l’association « Le Sextant » pour enseigner le français aux migrants. Un contrat de trente pour-cent m’est proposé avec un salaire de CHF 1400.- brut, mais avec une clause inofficielle qui veut que je travaille à cinquante-cinq pourcent. C’est la condition pour que je me fasse embaucher. Cette proposition m’est faite par la responsable de ce projet. Une dame d’apparence altruiste, amie des réfugiés, avec une expérience d’une dizaine d’années dans le domaine. Elle passe pour une pasionaria. Elle a toujours l’air affable et aimable.  

Après mon engagement avec un C.D.D., débutent de petites remarques que je considérais comme faisant partie de la dynamique professionnelle. Puis, elles vont décupler doubler, puis tripler. Après neuf mois de C.D.D, je signe un C.D.I. avec un salaire proportionnel au pourcentage de travail. Les remarques, quant à elles, continuent avec une agressivité douce et une maligne intention de rabaisser. La preuve de cette machine destructrice, je l’aurai à travers un collègue, coach de vie, que l’association appelait pour faire passer des tests d’embauche à nos jeunes. Engagé à mi-temps, mon collègue vivra des humiliations encore pires de la part de la fameuse responsable citée plus haut qui, en plus, avait associé sa propre fille à la démarche !

C’est là que j’ai compris leurs intentions nocives et cachées, tout comme l’avait déjà vécu mon collègue. Lors d’une réunion, je rappelle à la responsable et à sa fille que leurs pratiques de discrédit sont inacceptables. Je le leur dis sèchement : il fallait que cela s’arrête !  La réponse que je reçois de Madame, séance tenante, est : « Alain, quand tu me parles, il faut me regarder dans les yeux ! », avec une sorte de condescendance infantilisante, oblitérant du coup l’objet de mon intervention.

Malgré cet incident, les remarques de Mme continuent à déferler. Alors qu’à sa fille, qui multiplie les erreurs dans la comptabilité, elle ne dit mot. Une fois de plus, dans une réunion, je lui dis avec arguments pertinents, leur caractère inapproprié. Après cette réunion, Madame me contraint à accepter une rencontre en tête à tête, usant de sa position hiérarchique. Et, avant que ne se tienne cette rencontre, je surprends une conversation téléphonique sur haut-parleur avec une collègue, dans laquelle Madame me dénigre. En me citant dans des propos peu élogieux, jusqu’à prétendre, avec beaucoup d’assurance, que je suis en train de faire un ‘burnout’. Choqué que je sois au milieu de tant de mépris, je porte plainte à l’Inspection Générale du Travail de Lausanne. À l’invitation que lui envoie cette inspection, Madame démissionne. Pas seulement elle, mais aussi sa fille et le président du comité de l’association.


 

Opacité orchestrée

 

Lors de la réunion extraordinaire du 30 novembre 2019, Madame et le président du comité rendent le tablier. Ils confient l’association à notre petite équipe de quatre.  Parmi nous, la plus ancienne, a une bonne idée des différentes relations avec les institutions cantonales. Nous lui laissons faire la remise – reprise. D’emblée, elle dit qu’il faut prévoir des réformes. D’après elle, elles se feraient sous l’instigation de la Direction Générale de la Cohésion Sociale. Elle décrète la modification des salaires à travers une convention du travail qu’elle fait adopter, en outrepassant la mission que nous lui avons confiée, usant de subterfuges. Elle prétend que l’association est son idée. Sa conception lui aurait pris des heures de réflexion philosophique.

Quand je comprends la supercherie, elle veut carrément prendre la direction de l’association pour en faire une entreprise privée. Pour y arriver, elle se permettra de recruter un de ses amis avec qui elle a travaillé dans une association à elle, dénommée RAJAD, qui peine justement à trouver un financement. Son ami est imposé de force dans l’association sans que ne soit présenté son curriculum vitae, comme je l’avais exigé, d’après nos pratiques. Et lors de la réunion du 23 janvier 2020, les deux vont se livrer à un « bashing »contre ma personne, parce que j’avais osé rappeler les irrégularités et les mensonges qui avaient élu domicile dans l’association.

Pour formaliser ma contestation, je fais deux courriers administratifs en interne où je pose des questions par rapport aux dysfonctionnements observés. La plus ancienne d’entre nous, à qui ces courriers sont destinés, n’y répond pas. Dans sa logique de s’accaparer de la direction de l’association, elle initie une fusion de son association personnelle « RAJAD » avec « Le Sextant », dont nous avons hérité, et dont le financement 2020 était garanti. Sans arguments techniques valables malgré mon opposition.

Licenciement abusif

Dans la perspective de collaboration entre les différents cours dispensés, bien que je conteste l’autorité autoproclamée de la collègue, je produis tout le programme de mon cours. À deux semaines de la reprise, cette dernière fait un message dans le groupe WhatsApp de l’association pour dire que la nouvelle présidente du comité de l’association, qu’elle a recrutée, a envoyé un message électronique à chacun. Ses phrases transpirent d’un élan jouissif ! J’ouvre ma boîte électronique dans le domaine de l’association et tombe sur ma lettre de licenciement écrite par cette nouvelle présidente.

Avec mon syndicat Unia, nous exigeons le motif de ce licenciement. Je reçois une fois de plus une lettre de la nouvelle présidente du comité qui explique que j’ai été licencié pour contestations et conduite inappropriée sans préciser le contenu de cette accusation. Après ce licenciement, l’association s’empresse de supprimer ma boîte électronique sans m’aviser.

Refus de remplir les formalités administratives et les obligations salariales

Avec l’appui de mon syndicat, nous exigeons de l’association qu’elle paie trois mois de mon délai-congé, qu’elle produise mes fiches de salaire pour toute période contractuelle ainsi que l’établissement de mon certificat de paie. Le nouveau responsable administratif de l’association s’engage à payer dès qu’ils auront le financement 2020.  Mais, après, il changera de langage, en écrivant à mon syndicat que l’association ne paiera que deux mois.  Argument : j’aurais perçu indûment un treizième en décembre 2019. Alors que cet avantage a été versé à tout le monde indistinctement, et il découlait des reliquats que l’association n’avait pas pu consommer des subventions qu’elle a reçues de la Direction Générale de la Cohésion Sociale. D’ailleurs la responsable démissionnaire, qui l’avait octroyé, avait écrit à un collègue pour lui signifier que le versement de ce treizième salaire était un bonus que l’association a reçu, en dernière minute, de la Direction Générale de la Cohésion Sociale. Avec mon syndicat, nous avons porté l’affaire devant le Tribunal des Prud’hommes de Lausanne.

Ma caisse de chômage a envoyé une fiche de l’employeur que j’ai postée en recommandé à l’association.  Le responsable administratif, qui est aussi conseiller communal à Yverdon, n’a jamais voulu la remplir. La caisse de chômage, elle-même, a tenté à deux reprises de prendre contact avec l’association sur ledit sujet, mais elle n’a pas répondu. L’association ne me paiera que deux mois de délai-congé. Les mois de janvier et de mars 2020, sans bulletin de salaire malgré mes réclamations.

Le 23 juin 2020, devant le Tribunal des Prud’hommes, lors de la tentative de conciliation, le responsable administratif du « Sextant », me traite d’escroc devant la juge présidente. Il l’avait aussi fait dans la correspondance envoyée à mon syndicat. Il faut noter que, dans ses lettres, ce monsieur use à la fois d’insultes, de mensonges et d’intimidations.

Pour mettre à nu ces immoralités, je me suis donc chargé de faire une dénonciation à l’Inspection du Travail de Lausanne, à la Direction Générale de la Cohésion Sociale et au Bureau Cantonal pour l’Intégration et la prévention du racisme.

Dénouement judicaire

Au procès devant le Tribunal de Prud’hommes le 11 novembre 2020, l’association ne s’est pas présentée. Elle n’a même pas retiré l’assignation à comparaître du tribunal. Le verdict rendu par le juge est que l’association me doit de l’argent. Lorsque mon avocat de chez Unia entrera en contact avec le responsable administratif de l’association « Le Sextant », il apprendra que l’association a été dissoute sans résoudre les contentieux que nous avons avec elle. Ce qui s’apparente à une fuite en avant. Dissoute par qui ? Et aussi, l’association me doit aussi un certificat de travail de plus ou moins trois ans et trois mois ; elle est aussi poursuivie par un autre collaborateur pour sous-évaluation salariale et pour absence de compte en ce qui concerne le versement de la taxe LPP.

L’association « Le Sextant » est un exemple de cupidité et de malhonnêteté, en matière sociale, dans le canton de Vaud. Des subventions perçues par cette association ont été jusqu’à CHF 300'000, l’an, d’après les prévisions de 2020. Comprenez la taille de la farce.

 

 

jeudi 25 juin 2020

Le social pour se faire de l'oseille sur le dos des plus vulnérables dans le canton de Vaud

Ces moutons noirs qui rongent l’action sociale du Canton

L’(a) (ré) intégration est un vœu noble et pieux. En son sein se meuvent l’humanité et la solidarité, pour que les personnes, souvent vulnérables, dans ce processus, puissent vite palper la vie, dans la dynamique sociale où elle déroule. Pour parer à ce déficit social, au canton de Vaud, il y a des mesures d’insertion sociale, privées et publiques, supervisées par le canton. L’individu travaillant dans ce domaine doit être sincère, altruiste et volontariste. Ayant travaillé dans la branche privée du secteur, j’ai fait l’expérience d’un monde parallèle où règnent le travail au rabais derrière le prétexte associatif, l’opacité financière, un mobbing écorchant la personnalité des travailleurs, un favoritisme familial gonflé d’une impolitesse notoire, et enfin un chantage et une négation des droits élémentaires reconnus à tout détenteur d’un contrat de travail en bon et due forme lors de son licenciement. Au lieu des règles de gestion sobres et limpides pour booster l’efficacité et l’efficience, j’ai assisté à une dictature sournoise aux préceptes flous : une perception hallucinogène et métaphysique de la problématique de l'nsertion sociale, digne d’une séance de prestidigitation et de méditation transcendantale, actée par un gourou apte à la manipulation des esprits, au charlatanisme, non un vrai manager de projet.

La personne, avec ce pouvoir subliminal, est connue dans le milieu vaudois des réfugiés, une pasionaria de l’humanitaire. Son curriculum vitae est éloquent. Autour d’elle que des réfugiés en situation précaire, pour qui (elle), elle monte des projets avec une mécanique rodée aux exigences administratives jusqu’à leur financement. Dans cette buée aux règles imprécises, il y a sa volonté claire et obscure d’avoir une main basse sur l’ensemble de la structure, en chantant une horizontalité et une transparence factices alors que s’applique une tutelle sordide, faite d’imposition scélérate et de prolifération d’une médisance maligne contre ceux que la passionaria a décidé d’avilir, pour son plaisir, avant de leur porter le coup de grâce par un licenciement intempestif. Tout en feignant l’art de l’unanimité absolue.







Devant cet hypogée aux allures angéliques, je me suis plaint à l’inspection du travail, ce qui a abouti à la démission de l’équipe dirigeante.  Après cette démission, je contestai une énième farce en cours dans ladite structure. Une lettre de licenciement me tombera dessus, signée par une présidente, fraîchement recrutée, pressée de sanctionner que de comprendre le conflit latent derrière les apparences. Les faits sont tellement graves, de mon avis de congolais, que j’ai fait une dénonciation à la Direction Générale de la Cohésion Sociale qui sponsorise la structure, mais aussi à la Direction de l’emploi et des impôts, pour que cette flibusterie soit balayée du canton.

mercredi 20 mai 2020

Le comble de la stupidité en politique au Congo

En Ituri, plus rien ne subsiste, la vie se hache comme dans une boucherie, les cris de désespoir du peuple parcourent la République et ne rencontrent aucun soutien. Le délit qui s'y perpétue tue, des pères, des mères et des enfants pleurent le visage tuméfié dans l'avalanche de maux que leur déversent les plénipotentiaires de la nuit et de la mort, qui aiguisent leurs machettes sur les corps, brisant comme bon leur semble leur sort, qu'ils finissent par croire que la croix qui s'abat dans leur destin est une malédiction.

Le pays n'est point le paradis auquel pensait Fanon, ils en ont fait un état à la solde de la conférence internationale africaine de triste mémoire, où le roi barbu, sous des prétextes humanitaires, s'accapara des terres de nos aïeux pour, après les soumettre de force à la récolte du caoutchouc, sous peine de se voir estropié par les plénipotentiaires de la colonie, dont les pouvoirs étaient aussi ceux de vie comme de mort.

En Ituri, nos frères et sœurs congolais souffrent, et tous les partis, prônant le Congo comme priorité, se fourvoient dans la stupidité ambiante qu'ils appellent politique au Congo, avec un président impuissant, dribblé par son allié, dont il avait pris la défense en avalisant les rétrocommissions devant les yeux du monde entier, présentant depuis son auguste prestance combien le pays est dirigé par la racaille. Le pays saigne à l'Est, et une bande d'énergumènes rompus à l'exercice clientéliste crie le sinistre nom d'un certain Maggi, avec leurs couleurs jaune et bleu, que j'ai cru un moment qu'il s'agissait d'une nouvelle publicité de cube Maggi. Le procès sur la cagnotte des cent jours, les sous ne reviendront plus au pays, ils font le bonheur des banques grecques, en attendant que se défende la fameuse thèse de doctorat, qui, sûrement, avec le temps qu'il passe à Makala, sera probablement entièrement peaufiné. Surtout, nous, les amoureux du livre, attendons le prochain titre : "Pourquoi Le centre pénitentiaire de Makala n'a choisi que moi"

Le pays est sous l'emprise d'un conglomérat qui a su recruter les poches sèches de l'opposition et les déchus d'une république où la faim et la misère nous étaient garanties, sauf que les thuriféraires nous chantaient que le meilleur bénéfice que nous avions était la paix, une paix totale alors que nos ventres, de tous les coins, du nord au sud, de l'ouest à l'est, ainsi que du centre, vivaient un désastre. De cette république, où est né le Djalelo pour voir sa gibecière pleine de sous et parader dans la ville comme un nouveau Bourgeois, s'est fécondé le clientélisme faisant de la politique un vrai vivier, où prospèrent les hommes de moralité douteuse et réputés délinquants récidivistes, aseptisés par le costume et la cravate. Avec comme cerise sur le gâteau, une mine adipeuse et un visage joufflu.

mercredi 13 mai 2020

Un renouveau avec des odeurs putrides d'hier

Le procès pour abus d'espèces sonnantes et trébuchantes emballe les esprits, de l'encre à profusion s'écoule pour l'écrire et le décrire, c'est dedans que compte se sanctifier la continuité de l'hérésie politique qui tient le Congo, où se proclame une virginité culottée de la broussaille présidentielle alors qu'il semble de plus en plus se dire que les millions décaissés ont été fêtés dans l'euphorie collective de tous ceux pour qui l'accession au pouvoir équivaut à l'ouverture des vannes de finances publiques pour vivre aux frais et à charge de la République, une république qu'ils ont promis de construire brique par brique méthodiquement, sur papier, alors qu'en pratique, ils le font vaille que vaille, avec le dillentatisme d'un jeune non instruit et inculte, qui découvre l'immensité des possibilités que lui offre la fortune qu'il hérite de son arrière-oncle qu'il n'a jamais connu pour se faire un nom dans les futilités jouissives.

Les cent jours ont été l'aubaine de la casse la plus rapide de toutes les rapines dont ont déjà souffert les finances publiques, une opération orchestrée par une langue chirurgicale et aiguisée de ces intellectuels bardés de costumes et cravates pimpants, sur des chaussures italiennes, dont le prix meublerait convenablement une salle de classe à Dilolo ou à Sia Mfumu, qui, au lieu de se comporter en hommes d'État, comme ils aiment nous le chanter, lorsqu'ils plaquent sur leurs visages les masques à la fois d'humeur glaciale et acariâtre, se sont affichés en gangster, en yankee comme le dit le jargon kinois de ceux qui brisent sans crainte aucune des lois et des règlements, se sont joués éperdument du peuple comme Di Caprio, dans le Loup de Wall Street. Des actions dignes des voyous comme celles qui se perpétuent à l'arrache sur les grandes avenues de Kinshasa contre les paisibles citoyens. C'est avec cette mentalité pourrie au sommet de l'état qu'on se rend compte de la médiocratie, qui, comme un cancer, s'est métastasée, au risque de conjuguer le péril congolais, à travers lequel la voracité des voisins qui nous entoure ne se fera pas priée. Une métastase dont les origines remontent à des années d'immoralité politique où l'irresponsabilité et la légitimité de l'indécence administrative étaient des atouts pour réussir dans la vie sociale, où la méritocratie était biaisée par l'appartenance tribale, les affinités spirituelles et amicales, et aussi les galipettes moyennant promotion. Depuis les esprits ont été infectés, et rien ne semble dire que cela va s'arrêter quand on voit combien la présidence de la République a été instrumentalisée pour que les gens se mettent plein les poches. Avec notre argent.

Ce procès, ou encore l'instruction de ce procès, s'ils ne s'arrêtent qu'aux prévenus qui nous sont présentés comme les têtes de proue de cette escroquerie, c'est que nous sommes en face d'une dérobade, car il s'entend, sans que les langues ne dementissent avec clarté l'ordonnancement de différentes dépenses de ces cent maudits jours, à l'instar d'une opération maligne et cynique, où nos millions n'ont eu comme sort qu'un partage proportionné, à travers lequel certains comptes, et non pas des moindres, surtout affiliés aux collaborateurs proches de la présidence et à certains membres des familles biologiques du duo gagnant de Nairobi (Même qu'il est dit que Mama Nani oyo pe aliaki), ont vu leurs modiques reserves se démultiplier jusqu'à atteindre des millions, pour illustration, un nom, devenu célèbre pour la circonstance, est cité sur toutes les lèvres, il s'agit de Massaro, comme la prestigieuse marque italienne des chaussures, à côté de ce nom, il est aussi cité le nom de Christian Tshisekedi, détenteur d'un nom doublement célèbre, dont la troisième célébrité pourrait être obtenue, si tout doit être fait dans les normes d'une justice impartiale et soucieuse de faire éclater la vérité, dans des circonstances scabreuses devant un tribunal afin d'éclaircir son rôle dans la casse la plus rapide que connaissent nos finances publiques depuis que des mains désinvoltes les visitent. Toujours avec le prétexte de servir le peuple.

Où était alors le président quand tout cela se faisait? avait-il lu les documents en rapport avec ce programme d'urgence qui était proposé au pays comme ça se fait sur un malade en soins intensifs ? lui qui aimait tant les voyages, qu'applaudissaient les aficionados, aurait-il eu une meilleure connaissance du dossier n'eût été ce fichu coronavirus qui l'a contraint à stopper ces interminables quêtes à travers le monde pour requinquer un pays moribond, dont le salut, d'après ce qu'il avait dit à Londres, dépend de l'argent que l'étranger peut nous donner, alors que les miettes dont nous disposions tombaient dans les escarcelles des libanais et des indiens de la Rawbank. Si les cent jours ont vécu, et ce n'est que maintenant que les acteurs commencent à être inquiétés, disons quelques acteurs triés du bout des doigts par on sait qui, se cachant derrière le prétexte de l'indépendance du juge, cela prouve que c'est à peine que quelqu'un pense enfin à gouverner. Une gouvernance qui ne nous garantit rien, car, en Ituri, on tue encore, l'Angola a récupéré en son temps un lopin de terre dans le Bandundu, actuellement c'est la Zambie qui vient sectionner une portion de territoire congolais. Et le ministère des Affaires Étrangères congolais attend, aucune déclaration d'envergure devant la taille de l'incident. Dans la perspective d'un capitaine à bord, on a vu le président se faire interpeller par les malades internés à l'hôpital du cinquantenaire pour le Covid-19 et on l'a entendu leur répondre, d'aucun dirait c'est une gouvernance de proximité, mais cela traduit aussi la solitude du pouvoir où l'homme s'est rendu compte que la trahison est dans ses propres rangs, alors il investit le terrain. Pauvre type, je le plains, à ce rythme, il répondra à toutes les masses laborieuses et nécessiteuses, seul comme dans l'antithèse de la citation qui dit qu'il faut cinq doigts pour nettoyer un visage, lui n'en disposerait que d'un seul. Dur labeur d'être chef, surtout celui-ci règne sur un territoire qui s'étend sur deux millions de kilomètres carrés. La tâche est ardue pour un seul homme, même en béton soit-il. D'ailleurs quelques mètres cubes de béton ne font la dignité et le prestige d'un homme du peuple.

Le Congo démocratique sous l'incurie de ses propres fils

Le pays manque de tout, et de rien, autant sa richesse naturelle est brandie comme une fierté autant sa pauvreté exaspère, le pays est exsangue, saigne, seules les promesses s'accumulent, des promesses comme des illusions que professent les politiques à des bases dopées à l'espoir qu'elles n'arrivent plus à capter le mal que l'on leur porte au porte-monnaie, cet argent public dont elles n'entendent parler à travers des mots qui leur explosent les tympans.

D'ailleurs, actuellement, on ne parle plus que des millions, d'après ce qui se dit, la cohésion avec laquelle se présentait le duo gagnant, hier ions compatibles pour prendre le pouvoir, aurait volé en éclats par le biais d'un massacre à la tronçonneuse, pas comme dans vendredi 13, mais derrière le prétexte de cent jours pour faire du chaos congolais un paradis, comme jadis nous avions entendu défendre par certains intellectuels, des gens qui ne se rencontraient qu'entre eux, et surtout ivres de prébendes que leur offrait le raïs, lorsqu'ils nous bassinaient à longueur de journée "La révolution de la modernité" pour la plus récente farce, comme celle que l'on balance dans un bar à putes, dans l'espoir de s'en faire une sans débourser un sou, et "Les cinq chantiers" qui ont creusé des crevasses à travers le pays juste pour nous administrer, comme des analgésiques, devant l'impatiente soif, dont nous faisions montre, avec la foi que, cette fois-ci,  l'état aurait enfin un œil sur la misère dont nous nous ne lassions de nous charger, car il fallait bien vivre, malgré l'intensité de nos poches sèches comme le désert de Kalahari.

Le pays vit au rythme du spectaculaire, tout est spectacle, ahurissant, dégradant et surtout tout est prévarication et improvisation, lorsque s'érigent quelques bétons, juste quelques mètres cubes de béton, c'est l'exponentiation du discours politique, où les esprits sont chauffés à bloc comme dans une église évangélique ou comme dans une stade pour un dribble chaloupé en milieu de terrain sans aucun danger face à la partie adverse, les thuriféraires du régime, avec un verbe à la sagesse étriquée et à la parole démagogique, soutenue par une conscience clientéliste, analysent la vie publique en jouant à la prestidigitation et à des omissions coupables pour convaincre dans l'arène de l'opinion publique de l'originalité et de la sincérité de leur leader, évidemment, la pauvreté qui croît, et qu'ils voient dès qu'ils sortent de chez eux, ne fait rarement partie de l'immédiateté à solutionner, car le plus urgent est de vendre le mirage du miracle à venir, parce que c'est l'avenir.

Le pays est un spectacle, une pièce désastreuse où s'imbriquent des imbecillités collectives et intelligentes, qui abrutissent les esprits jusqu'à ne vendre de la personne du congolais qu'une certaine image sans vertus, un être enclin à la traîtrise contre son pays, juste pour vivre quelques années de bonheur éphémère alors que ces frères et sœurs croupissent dans une exécrable misère. Quand on voit la saga de titres qu'arborent les gens qui gravitent autour du pouvoir, on se rend compte de combien nous adorons les honneurs que le labeur, parce que l'inadéquation entre les richesses du pays et la pauvreté du peuple est tellement parlante qu'on serait plus enclin à changer cette donne, qu'à citer toujours cette titrologie excessive de gouvernants à chaque bout de papier, comme seule la science est notre salut alors que le pays n'est que ruine à cause d'une science sans conscience, nous mettant plein les yeux cette scène désolante où l'on ne peut voir que le désespoir.

Le pays est un spectacle d'obéissance aveugle, car le pardon est facile à obtenir malgré le mal que l'individu a fait dans le passé ; quand on voit sur la scène politique des noms d'hier des personnes réputées pour les maux qu'ils ont assénés à leurs contemporains, parce qu'ils détenaient un morceau de pouvoir, se faire respecter comme cela fut du temps de leurs pères, on comprend qu'il faille enseigner l'histoire, non pour condamner les enfants au nom de leurs pères, mais pour que la résipiscence de ces enfants, quand la magie de la politique fera qu'ils soient encore au devant de la scène comme leurs pères, nous garantisse qu'ils feront mieux, un meilleur agir politique qu'il ne leur sera pas concédé comme un blanc seing, mais sur lequel la conscience publique veillera à chaque instant. Sinon, les habitudes dans lesquelles ils ont grandi risquent de se reproduire, surtout les privilèges iniques de leur enfance peuvent générer les mêmes effets comme du temps de leurs pères, qu'ont endurés nos pères, nos mères et nos grands-parents.

Le pays a besoin de conscience, de clairvoyance, de courage et surtout de confiance. Surtout Il faut aimer son peuple de toute son âme et de tout son cœur. C'est urgent.